Gestion des conflits en RDC : Les parties prenantes demandent au gouvernement de mettre en œuvre une diplomatie constructive avec les pays voisins

Les représentantes des provinces et celle de CAFCO

Dans le cadre du projet d’Appui aux réseaux des femmes pour diriger la prévention des conflits en RDC, le Cadre Permanent de Concertation de la Femme Congolaise (CAFCO), en collaboration avec l’Union Congolaise des Femmes des Médias (UCOFEM), en partenariat avec Internews financé par DFID, a organisé du 15 au 17 mars 2021, au Sacré Cœur dans la commune de la Gombe, un atelier national sur l’implication des différentes parties prenantes dans la recherche, la prévention et la gestion des Conflits en RDC. Ce projet a été élaboré pour contribuer à amener la paix à l’Est du pays notamment au Tanganyika, Ituri, Nord et Sud-Kivu.

Des participantes en travaux des groupes

Ces assisses de trois jours ont regroupé les participants venus de l’Ituri, du Nord et Sud Kivu, de Tanganyika, les zones d’intervention du projet et de la ville-province de Kinshasa.  Le premier jour a été consacré aux exposés par les représentantes des provinces, les travaux des groupes et la restitution en plénière sont intervenus le deuxième jour, à savoir mardi 16 mars ainsi que la validation des recommandations et signature de l'engagement des parties prenantes.

En effet, après examen des différents rapports des provinces cibles, les participants ont identifié quelques problèmes à savoir, l’insécurité et conflits communautaires, les violences sexuelles et basées sur le genre faites aux femmes et aux jeunes filles, des assassinats, des conflits intercommunautaires au Tanganyika, les conflits frontaliers, les conflits entre éleveurs et agriculteurs ainsi que la divagation des éléphants du parc Upemba… Cet atelier s’est clôturé mercredi 17 mars avec une série de recommandations présentées au cours d’une conférence de presse.

Mme Mymie Mopunga membre de CAFCO, accompagnée des coordonnatrices du projet des 4 provinces demandent au Président de la République de mettre en œuvre une diplomatie constructive avec les pays voisins notamment dans le cadre de son mandat comme président de l’Union Africaine pour mettre fin aux  tueries dont sont victimes les communautés de la partie Est de la RDC.

Au Parlement, il est recommandé de légiférer et faire le contrôle de l’application stricte des lois notamment sur la réglementation de redevance foncière, la justice foncière, la lutte contre la corruption et la traçabilité et certification des minerais. Aux ministères sectoriels, de veiller à l’application des lois, règlement et programme pour poursuivre la neutralisation des forces négatives, permuter régulièrement les militaires et policiers, mettre en œuvre la loi foncière ainsi que le respect des droits des femmes et des enfants dans les carrières minières.
Concernant les FARDC et la police, les participants demandent de veiller au respect de la loi organique de la police et de l’armée et les engagements pris quant à ce et de renforcer la police de proximité. Quant aux organisations de la société civile, il s’agit de renforcer le plaidoyer notamment pour la suppression des frais administratifs illégaux pour une bonne administration foncière, éduquer la population à la cohabitation pacifique et vulgariser la loi foncière. Ils ont demandé à la communauté d’instaurer une franche collaboration avec les FARDC dans sa mission de pacification et de renforcer le système d’alerte précoce. Aux partenaires, de poursuivre le renforcement des capacités des organisations de la société civile. Le CONAFED a également pris part à ces assises qui ont connu la participation de la représentante de la ministre du Genre, Famille et Enfants.

Génie Mulobo